Aurore au crépuscule

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L’hiver approche, le troisième depuis que la guerre a commencé. Nous sommes le 29 novembre 1916, à Bar-le-Duc, dans l’Est de la France. Une vingtaine de jours nous sépare encore de la fin de l’année, mais personne ne croit plus que la guerre puisse trouver une issue d’ici là. A la prison du quartier général de la 2e armée, à Bar-le-Duc, on observe un certain remue-ménage en ce début de journée. Le jour commence peut-être seulement à poindre, à moins qu’il ne fasse encore nuit. C’est à cette heure qu’on vient tirer de sa cellule un détenu pour le conduire au Palais de Justice, place de la Préfecture. L’heure de son jugement a sonné. Mais, contrairement à ce que les lieux pourraient faire croire, il n’a pas rendez-vous avec la justice civile. Dans ce bâtiment siège aussi, temporairement, la justice militaire du quartier général de la 2e armée. C’est devant le Conseil de guerre que notre détenu va passer.

Il est 9h quand s’ouvre officiellement la séance du Conseil de guerre. Imaginons un instant la scène : cinq juges militaires, le commissaire du gouvernement, un greffier et un témoin (à charge), sans doute déjà installés lorsque l’on fait entrer l’accusé. Pour le défendre, un avocat commis d’office, un caporal du 138e régiment d’infanterie territoriale (RIT), licencié en droit. Les lieux ont aussi leur importance. S’il va de soi que passer en Conseil de guerre est toujours terrifiant pour un soldat, le fait que le Conseil se déroule dans les bâtiments du Palais de Justice, avec le prestige, l’éclat et le faste qui caractérisent un tel lieu, renforce indiscutablement ce sentiment. Ajoutons à ce tableau quelques soldats chargés de la surveillance et on imagine assez aisément la forte impression que doit faire sur le prévenu la vue de ces hommes, réunis pour le juger.

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Le silence se fait. Le juge qui préside le Conseil prend la parole et demande au prévenu, qui se tient debout, tête baissée, de décliner son identité. Celui-ci s’exécute immédiatement. Il est le soldat Carrencotte Aurore Arthur Joseph mais Aurore est son prénom usuel. Il a 36 ans et est né le 2 mars 1880 à Auchy-lès-Hesdin dans le Pas-de-Calais. Son père se prénomme Zéphir Carrencotte, sa mère Sophie Chartrel.

Puis, ses caractéristiques physiques sont passées en revue : de taille moyenne – Aurore mesure 1,67 m, il a les cheveux châtains, le front étroit, les yeux verts, le nez assez fort et un visage ovale. Aurore ne peut qu’acquiescer.  En revanche, l’a-t-on vraiment interrogé sur sa profession et son domicile ? Probablement pas, car on a reporté sur son dossier des informations qui datent de l’époque de son recrutement dans l’armée, en 1900. S’il était alors garçon boulanger et habitait encore chez son père à Auchy-lès-Hesdin, tout a changé en 16 ans ! Avant de partir faire la guerre, il ne pétrissait plus le pain, mais travaillait à la Compagnie des Mines de Marles depuis plusieurs années et avait établi son domicile au Parcq, chef-lieu de canton, non loin de sa commune de naissance. Enfin son degré d’instruction générale est de 3, ce qui signifie qu’il sait lire, écrire et compter.

Les juges s’intéressent à présent à la situation militaire d’Aurore. Lors de son service militaire, il a d’abord été ajourné pour faiblesse en 1901, puis finalement déclaré bon l’année suivante. C’est ainsi qu’il arrive au 12e régiment d’artillerie le 16 novembre 1902, où il prend les fonctions de canonnier servant. Assez vite cependant, ses activités militaires sont interrompues. En effet, il est réformé temporairement trois ans de suite à partir du 20 décembre 1902 pour « tuberculose pulmonaire » ou « bronchite suspecte ». Ce n’est finalement que le 22 novembre 1905, à Béthune, qu’il est définitivement réformé pour « tuberculose pulmonaire ». On parle dans son cas de réformé n°2 pour indiquer que le soldat est réformé en raison d’une maladie contractée en service. En général, la tuberculose pulmonaire se traduit notamment par une baisse de l’état général, de la fatigue, un amaigrissement et un essoufflement en cas d’effort même minime, pour ne citer que les principaux symptômes.

Pendant près d’une décennie, Aurore n’est donc plus inquiété par d’éventuelles obligations militaires. Toutefois on imagine aisément que son état de santé a nécessairement pâti de ces années de tuberculose pulmonaire. Mais voilà que la guerre est déclarée et le rattrape assez vite après quelques mois de répit et d’inquiétude. Le décret de mobilisation générale du 2 août 1914 le conduit à passer devant le Conseil de révision. La guerre a besoin de tous ses hommes et à moins d’une réelle impossibilité, il n’est pas envisageable de laisser de côté des hommes qui peuvent manier les armes, même s’ils sont malades. C’est toute l’absurdité d’une institution qui considère que souffrir de tuberculose pulmonaire empêche de faire son service militaire mais n’est pas un obstacle pour faire la guerre dans des conditions mille fois plus effroyables. Le Conseil de révision de Saint-Pol des 16 et 17 décembre 1914 classe donc Aurore « bon pour le service armé ». Il est incorporé au 73e régiment d’infanterie à compter du 21 février 1915.

Aurore est alors balloté de régiment en régiment, dans l’infanterie territoriale à partir de la fin 1915. Enfin, le 1er juillet 1916, il est détaché dans une scierie de la division d’armée, à proximité du front.

Pour comprendre le détail des faits reprochés au soldat Carrencotte, les juges disposent d’un dossier comprenant plusieurs pièces, parmi lesquelles le rapport du lieutenant Laplaine, directeur de la scierie.

Donnons donc sans plus tarder la parole à ce lieutenant :

L’an 1916, le 6 novembre à 8h du matin, le caporal Bisson Ulysse, n° de matricule 628, classe 1896, m’a rendu compte qu’à 1h du matin, le jour même, le soldat Carrencotte, rentrant ivre après avoir, la veille, manqué l’appel du soir, s’était dirigé vers son lit, clamant des invectives ainsi qu’un furieux et le réveillant lui et tous les hommes de la chambrée.

M’étant fait expliquer ce qui s’était passé et après interrogatoire des hommes de la chambrée où les faits s’étaient déroulés ainsi que du sergent Tilloy qui fut appelé pour arrêter le scandale, il résulte de l’enquête faite à ce sujet ce qui suit :

Arrivé près de son lit, Carrencotte insulte le caporal Bisson d’une façon ordurière et, s’excitant lui-même, s’empare de son fusil, faisant manœuvrer la culasse et mettant en joue ce caporal qui était resté dans son lit. Le caporal Bisson, au cours du jour précédent, avait constaté que Carrencotte était déjà pris de boisson et s’était abstenu dans le but d’éviter un scandale, de lui adresser d’observation immédiate. Cependant, devant l’attitude inquiétante que, sous l’empire de l’ivresse, Carrencotte avait prise, et se voyant mis en joue, le caporal le conjura de se calmer, de regagner son lit, lui faisant remarquer qu’il commettait une faute grave et lui parlant de ses nombreux enfants. A ce moment le soldat parut recouvrer quelque raison et touché par le souvenir des siens. Il regagna son lit. Malheureusement, une nouvelle crise de fureur le reprit et il se précipita, toujours muni de son arme, vers le lit de son caporal.

Proférant toujours des insultes, des menaces de vengeance et de mort, il mit à nouveau son caporal en joue ; puis, s’avançant rapidement tout près du lit de ce dernier, il leva la crosse de son arme sur le caporal toujours couché. Le caporal Bisson, se voyant en danger, fit un bond hors du lit, et, empoignant l’homme brusquement, n’eut pas de peine étant donné son ébriété à le terrasser.

Tout en le maintenant, le caporal donna ordre au soldat Chapon Alexis d’appeler un autre caporal (le caporal Suire) afin que ce dernier aille chercher le sergent de service à son cantonnement distant d’une soixantaine de mètres environ. Ce qui fut fait.

La vue du sous-officier fut salutaire à Carrencotte et il obéit sans la moindre difficulté à l’ordre qui lui fut donné d’aller se coucher. Il proféra encore quelques menaces, se jeta sur son lit, puis, quelques instants après sanglota et finalement, s’endormit.

Pour conclure, j’estime que le soldat Carrencotte est un alcoolique qui peut, sous l’influence de l’alcool devenir dangereux pour ses camarades mêmes et je demande qu’il soit traduit devant un conseil de guerre pour outrages envers un supérieur par paroles, gestes et menaces en dehors du service, délit prévu par l’article 224 du Code de justice militaire.

A ce stade, les juges du Conseil de guerre pourraient constater comme j’ai moi-même pu le faire à la lecture du dossier, que les accusations d’alcoolisme sont un peu légères. D’autant que si la consommation d’alcool a pu être un certain fléau aux armées, elle a aussi été en partie encouragée par l’armée et rendue nécessaire pour supporter des conditions de vie particulièrement insupportables. Le dossier d’Aurore témoigne par ailleurs que son casier judiciaire est vierge et ne mentionne qu’une seule autre punition en dehors de l’incident qui nous occupe ici. Le 4 octobre 1916 il a été puni de 4 jours de prison pour avoir manqué l’appel et le contre-appel du 3 octobre. Pour l’incident du 6 novembre il écope de 8 jours de prison, mais y reste finalement en attente de la convocation d’un Conseil de guerre. Détenu dès le 6 novembre à la prison du commandement d’étapes à Revigny-sur-Ornain, Aurore n’en sortira que le 21 du même mois pour être transféré par deux gendarmes à la prison du QG de la 2e armée, à Bar-le-Duc, où nous l’avons retrouvé en cette matinée du 29 novembre.

Le rapport du lieutenant Laplaine nous apprend également qu’Aurore a été « touché par le souvenir des siens ».  Les siens, c’est d’abord Angèle, son épouse depuis 1901, et les cinq enfants qui sont nés de leur union : Adèle, Alice, Léonce, Moïse et Georges. Georges, le petit dernier, est né le 3 mai 1915, alors qu’Aurore était déjà parti aux armées. Si on peut penser – et espérer – qu’il aura été informé par un courrier de sa femme de la naissance de leur fils, il est beaucoup plus incertain qu’il ait jamais pu se pencher sur son berceau et serrer le nouveau-né dans ses bras. Car si les permissions firent leur apparition fin juin 1915, seuls 9% des hommes avaient pu en bénéficier en 1916 et ce n’est que plus tard, en particulier après les mutineries de 1917, que les permissions prendront un tour beaucoup plus systématique.

Après avoir pris connaissance des faits tels que présentés dans le rapport, les juges interrogent sans doute de nouveau le prévenu, pour éclairer certains points du dossier. Mais ils disposent d’ores et déjà d’un interrogatoire d’Aurore. En effet, pour préparer l’instruction de son procès, celui-ci a été interrogé le 12 novembre précédent, dans la salle des rapports du cantonnement à Revigny, par Octave Lemoine, chef de bataillon commandant le 2e bataillon du 61e RIT.

Vous êtes accusé d’avoir fait du scandale dans votre baraque le 6 novembre courant à 1h30 du matin et d’avoir avec votre fusil mis en joue le caporal Bisson qui était couché. Qu’avez-vous à répondre ?

J’ai bien fait du scandale en rentrant mais je n’ai pas mis en joue le caporal Bisson.

Mais puisque vous prétendez ne pas l’avoir mis en joue vous avez peut-être manœuvré la culasse ?

Je ne me rappelle pas avoir manœuvré la culasse.

Vous êtes accusé de vous être avancé vers le caporal Bisson, d’avoir pris votre fusil par le canon et fait le simulacre de le frapper avec la crosse.

Je ne m’en rappelle pas.

Vous étiez ivre ?

Oui, j’avais bu un coup.

En mettant en joue le caporal Bisson vous l’avez insulté et menacé en lui disant « Je te tuerai comme un chien, comme un cochon ».

Je ne me rappelle pas du tout lui avoir dit cela.

Vous souvenez-vous que vous êtes retourné à votre lit et que vous avez une 2e fois mis en joue le caporal Bisson en l’invectivant encore ?

Je ne m’en souviens pas davantage.

Vous vous êtes avancé une 2e fois vers le caporal Bisson et vous avez encore fait le simulacre de le frapper avec la crosse de votre fusil en le tenant par le canon. Vous avez même appuyé la crosse contre son épaule.

Je ne m’en rappelle pas.

A ce moment, le caporal Bisson croyant sa vie en danger sauta de son lit, vous empoigna et vous terrassa. L’avez-vous frappé ?

Je me rappelle que le caporal m’a empoigné mais je ne l’ai pas frappé.

Et lui, vous a-t-il frappé ?

Il m’a couché à terre et saisi à la gorge, mis il ne m’a pas frappé.

Le sergent Tilloy est venu alors vous chercher et vous l’avez suivi docilement. Vous en rappelez-vous ?

Oui, je me rappelle que le sergent Tilloy m’a calmé et je suis allé me coucher.

Vous rendez-vous compte de la faute grave que vous venez de commettre et avez-vous pensé en la commettant à votre femme et à vos enfants ?

J’avais bu et ne savais pas trop ce que je faisais.

Regrettez-vous votre conduite ?

Oui, je regrette bien que la boisson me mette dans un mauvais cas pareil.

Le même jour, 12 novembre, sont aussi interrogés par le chef de bataillon Lemoine le sergent Tilloy, le caporal Bisson, et les soldats Jardat et Chapon, tous travaillant à la scierie.

Ces interrogatoires successifs confirment l’ivresse au moment des faits et l’absence de coups échangés par les différents protagonistes de l’affaire. Aurore aurait en revanche appuyé la crosse de son fusil sur l’épaule du caporal Bisson, fusil qui s’avère finalement non chargé. Ils nous apprennent également quelques nouveaux éléments qui ne sont pas sans intérêt. La colère d’Aurore n’est pas dirigée à l’aveugle sur n’importe quel homme de la chambrée et il n’est pas dangereux pour ses camarades en général. Bien au contraire, ce n’est nullement un hasard si sa colère se porte sur le caporal Bisson. Il y a un contentieux entre les deux hommes, ce qui est complètement passé sous silence dans le rapport officiel. Aurore aurait en effet reproché au caporal Bisson de le faire trop travailler, ce à quoi le caporal aurait répondu qu’il ne le forçait pas plus qu’un autre au travail. Aurore aurait également prononcé les phrases suivantes à l’adresse du caporal : « J’ai tué des boches, je te tuerai bien aussi » et « Toi, Bisson, je te foutrai un coup de fusil ». Enfin, les témoignages des deux soldats de la chambrée sont unanimes : Aurore est allé se coucher en pleurant.

Je n’ai pas plus d’éléments que ceux qui figurent au dossier d’Aurore pour me forger une opinion, mais je suis convaincu que cet homme n’est pas mauvais. Usé physiquement, à bientôt 40 ans, loin des siens, soumis après des mois au front à un travail harassant à la scierie, où la rigueur militaire continue de s’appliquer sans distinction, Aurore aura cherché un réconfort dans l’ivresse. Au lieu d’apaiser son esprit, la « gnôle » fait ressortir toute la rage qu’il contenait envers son supérieur, coupable à ses yeux, à tort ou à raison peu importe, de l’épuiser au travail.

Voilà déjà plus d’une heure que le Conseil de guerre a commencé. Une heure qui parait une éternité à Aurore mais dont il voudrait en même temps qu’elle ne s’arrête jamais, car dans quelques minutes, il sait que la sentence tombera. Les juges ont posé quelques dernières questions à l’accusé ainsi qu’au seul témoin présent, le caporal Bisson, l’autre témoin convoqué, le soldat Jardat, étant parti en permission. Et si l’avocat commis d’office a tenté de défendre son client, les archives n’en conservent aucune trace.

Après une brève délibération, pendant laquelle on a fait sortir l’accusé, Aurore est de nouveau introduit dans la salle d’audience, pour lui annoncer solennellement le verdict.

A la question « Le soldat Carrencotte Aurore Arthur Joseph est-il coupable d’avoir, le 6 novembre 1916, à Nettancourt (Meuse), outragé par paroles, gestes et menaces son supérieur le caporal Bisson ? », les cinq juges votent oui à l’unanimité.

A la question « Existe-t-il des circonstances atténuantes ? », un juge vote oui, les quatre autres non.

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En vertu de l’article 224 du Code de justice militaire, Aurore est condamné à un an de prison. La peine encourue allait de 1 à 5 ans de prison en l’absence de circonstances atténuantes.

Toutefois, dès le lendemain 30 novembre 1916, la peine est suspendue par le Général commandant la 2e armée. En effet, pour une faute qui n’est finalement pas d’une extrême gravité, l’autorité militaire considère que retirer un soldat du front pour le mettre en prison ne serait pas réellement une punition. On préfère donc renvoyer Aurore à la guerre. Le même Général ayant suspendu la peine décide de son transfert au 8e RIT le 4 décembre 1916, pour une prise d’effet le 5.

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Six mois plus tard, fin mai 1917, à Paissy dans l’Aisne, où cantonne le 8e RIT.

Nous retrouvons là notre soldat, Aurore. Sa compagnie, la 1ère, est chargée des travaux d’organisation et de raccord d’un ensemble de tranchées sur la ligne de front. A partir de 21h30, le 26 mai, la 1ere compagnie se met en mouvement par petites fractions – afin d’éviter les bombardements ininterrompus qui frappent la zone – pour rejoindre les abris du ravin de Troyon. On ne déplore aucun incident lors de ce mouvement, mais dès le surlendemain, 28 mai, 8 soldats de la compagnie sont blessés, sans doute du fait de bombardements.

Le 1er juin, deux soldats de la compagnie sont tués. L’un d’eux n’est autre qu’Aurore, tué par éclat d’obus au cours des travaux de nuit. Nous n’avons pas de précision quant au lieu exact de son décès, si ce n’est qu’il se situe dans le secteur de Troyon. Son camarade d’infortune, Adolphe Maurin, un ardéchois, est dit tué à l’ennemi au cours des travaux de nuit à la tranchée de Hambourg en avant de Troyon. L’organisation d’une partie des tranchées Hambourg et Moravie constituait en effet la première mission de la compagnie dans le cadre de ces travaux.

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Aurore avait 37 ans. Il aura chèrement payé son coup de sang, puisque sa condamnation s’est traduite par un renvoi au front, là où la vie ne tient qu’à un fil. Amnistié par la loi du 24 octobre 1919, c’est dans le souvenir des siens qu’Aurore a continué à vivre. Son nom figure par ailleurs sur les monuments aux morts des communes du Parcq, son dernier domicile et d’Auchy-lès-Hesdin, où il avait vu le jour, ainsi que sur la plaque commémorative de la compagnie des mines de Marles, à la mémoire de ses ouvriers et employés mort à la guerre 14-18 (678 semble-t-il), dans le hall d’entrée de l’actuel lycée Lavoisier à Auchel, à cette époque Grands Bureaux de la compagnie. Aurore était le cousin germain, bien que près de 30 ans les séparent, de mon arrière arrière arrière grand-mère Hortense Carrancotte.

Cet article s’inscrit dans le cadre du Projet Grande Guerre.